François Maréchal

François Maréchal

François Maréchal est né en 1945 à Bourges dans une famille de 7 enfants. Il effectue une carrière de technicien à l’ Aérospatiale DE Bourges avant de rencontrer la céramique grâce à Jean Linard en 1969.

De fil en aiguille, et en fréquentant les autres céramistes présentés par Linard, il se met en tête de rentrer aux Beaux-Arts de Bourges ; il y suivra les cours de Jean et Jaqueline Lerat et son diplôme lui permettra d’être à la fois enseignant et potier.

Il s’installe non loin des Linard, découvre la cuisson au gaz, s’essaye au raku, qu’il maitrise parfaitement, et retournera à ses premieres amours : la cuisson au bois ; ses sculptures sont empreintes de force et de verticalité, à l’image de l’homme qu’il est , stable, serein.

La galerie Prisme lui a consacré une grande exposition avec catalogue en Mars 2019.

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Eric Astoul

Eric Astoul

Eric Astoul est né en 1954 à Casablanca d’un père représentant de commerce, artiste peintre à ses heures, et d’une mère commerçante. Très vite il désire être potier,et intègre à 17 ans une école de modeleur mouleur à Castelnaudary.

Il fera, son diplôme en poche, pendant 5 ans les routes de France, l’Angleterre et l’Afrique en travaillant dans différents ateliers. Il sera salarié de Digan à la Borne durant 3 ans.

La Borne est dans les années 70 un haut lieu de la céramique où la poterie se réinvente. A 27 ans il crée son premier four anagama.

Depuis maintenant 40 ans, il est l’un des potiers les plus reconnus de la Borne, que ses pièces soient utilitaires ou sculpturales.

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Chantal Magne

Chantal Magne

Chantal Magne est née en 1952 à la Borne au cœur du village de potiers, mais elle n’exercera pas ce métier malgré le poids de la tradition ; elle sera couturière styliste et c’est sa rencontre avec Alain Magne qui la fera épouser l’homme et le métier de potière.

Tout d’abord la rencontre avec Pierre Digan à l’atelier de la Borne qui fait travailler quelques dizaines de potiers, puis l’installation en 1977 avec Alain dans leur propre lieu ; Alain tourne, Chantal émaille et cuit ; depuis le décès de Alain, Chantal a entrepris un travail de sculpture très brute, mais continue l’utilitaire et la cuisson au sel. Ses pièces utilitaires sont à partir de grès pyrité avec peu d’émail, des cendres et du sel…

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Anne Bulliot

Anne Bulliot

Anne Bulliot est une céramiste française née en 1961 à Mulhouse. En 1985, elle sort diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg. L’année suivante, elle ouvre son atelier. Elle est enseignante depuis 2003 à l’Institut Européen des Arts Céramiques à Guebwiller.

Collections publiques :

  • Musée Bertrand Chateauroux
  • Frac basse Normandie
  • Musée Nationnal de la céramique de  Sèvres
  • Musée Bernard palissy Saint Avit
  • Museen im Grassi Leipzig Allemagne

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Elisabeth Joulia

Elisabeth Joulia (1925-2003), céramiste à la Borne

Formée à l’école des beaux-arts de Clermont-Ferrand, Elisabeth Joulia apprend les techniques de la fresque aux Beaux-arts de Paris et la céramique à Bourges. A partir de 1949, elle s’installe à la Borne.

Elle alterne des sculptures abstraites au colombin avec des pièces d’usage tournées utilisant comme seul décor du grès brut et des engobes terreux.

Vivant dans une austérité assumée, elle s’inspire de la nature pour dessiner, peindre et créer des sculptures. Elle cherche les vibrations de la vie, ses éclosions, gonflées comme des fruits mûrs, s’inspirent en même temps des corps féminins.

Joulia est devenue un mythe et une référence dans le monde des céramistes.

Texte extrait du livre de Joseph Rossetto, Joulia « faites entrer l’infini » paru en 2019 pour la rétrospective qui s’est tenue au centre céramique contemporain de la Borne

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Anne Reverdy

Anne Reverdy

Anne Reverdy est née en 1969. Elle fait une formation de tournage au CNIFOP en 2006. Après une période de stage elle installe son atelier de céramiste à quelques kilomètres à peine de la Borne ,à Neuvy deux Clochers en 2009.

Anne est potière rurale, elle exerce son métier dans un accord total avec sa vie au quotidien. Pourtant ce n’est pas parce qu’elle jardine, héberge ânes et chevaux qu’elle dessine des légumes ou des animaux de la ferme.

Elle tourne généreusement et utilise des émaux clairs qui laissent place aux colorations des flammes d’un four à bois ou à ses décors importants dans sa création.

Les pichets accueillent des images encadrées, comme des fenêtres ouvertes sur un visage de face, de profil aux traits simples et épurés. Les bols se parent de carreaux vichy, rouges ou bleus.

Anne a également une passion dévorante où elle excelle : jouer aux dames.

Texte de Nicole Crestou, céramiste.

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Jacques Laroussinie

Jacques Laroussinie

Jacques Laroussinie est né en 1945 à St-Chéron (78).

Il fréquente de 1969 à 1972 l ‘atelier de céramique de l’ Ecole Nationale des Beaux-Arts de Bourges en suivant les cours de Jean et Jacqueline Lerat.

A la fin de sa formation, il s’installle avec son épouse Joelle Deroubaix dans une maison familiale dans l’Eure et Loir et construit son premier four à bois,

Il revient près de la Borne en 2007 où il travaille toujours,

La galerie Prisme lui a consacré une grande exposition solo en octobre 2019 ; catalogue de l’expo à la galerie.

Des architectures de plaques engobées d’ocre, de sable, de cendre s’élèvent dans des élans utopiques. Il joue avec les ruptures d’équilibre, outrepasse les contraintes maîtrisées par les architectes.

Ainsi, le rêve s’installe librement. Son imagination inspirée de pagodes, de huttes vues pendant ses voyages, re modélise en construction bancale, dégingandée. Dérapage et imperfection distillent tellement de vie chaleureuse.

La cuisson au bois révèle divers états et éclats de la matière. Jacques Laroussinie, l’esprit facétieux apprécie la lenteur, mais n’est pas à l’arrêt.

Texte de Bernard David, potier à la Borne.

« la céramique est une musique.
L’important pour moi, c’est la lenteur, laisser venirce qui advient, ce qui n’est pas pré-vu, la cuisson étant le point culminant de l’imprévu. »  Jacques Laroussinie

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Solange Garotte

Solange Garotte (1950-1987)

 J’ai toujours été fascinée par l’aspect « caillou » de la céramique et sa correspondance essentielle avec le monde minéral.

Alors, avec ce matériau terre, pierre en devenir, je m’invente la dureté lisse et mate du galet, la déchirure aigue de la falaise, la complexité fragile di fossile, la mouvance immobile des fleurs de sable….

Solange Garotte

Solange Garotte est née à Angers en 1950 dans une famille modeste.

Elle poursuit des études en histoire de l’art à Tours, et entendant parler de l’école de Bourges, elle décide de s’y inscrire pour suivre les cours dans l’atelier de Jean et Jacqueline Lerat ; diplôme obtenu en 1973, elle s’installe dans la région de la Borne.

Elle y travaillera le grès et la porcelaine.

Elle y rencontrera Yves Mohy, François Maréchal, Elisabeth Joulia, Nadia Pasquer et bien d’autres céramistes reconnus dans la profession.

Elle disparaît prématurément à l’âge de 37 ans laissant derrière elle une œuvre d’une rare intensité et émotion.


Les falaises.. réalisées à la plaque en grès brut et cuites au feu de bois dans le four Sèvres, les falaises sont des éléments massifs dont la base rectangulaire est surmontée de feuilles verticalesaux formes tortueuses étirées au peigne ou avec une lame de scie.

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Joelle Deroubaix

Joelle Deroubaix (1946-2019)

« J’ai promené mes premières céramiques parmi les coquillages et les vies minérales.. Je m’enivrais dans des falaises de constructions oniriques et végétales,
J’ai rêvé ensuite de silhouettes et de portraits, ce fut encore un voyage de vingt ans, le temps de peupler mon jardin de résidents plus ou moins fidèles. »

Joëlle Deroubaix

Née en 1946,Joelle Deroubaix commence des études de lettres et découvre ensuite la céramique. Elle rencontre son mari Jacques Laroussinie en 1969, céramiste aussi.

Elle obtiendra son diplôme après avoir étudié la céramique aux Beaux arts de Bourges dans l’atelier de Jean et Jacqueline Lerat ; Ses sculptures dégagent une grande vitalité et sont proches de la nature.

Elle reçoit la médaille d’or à la Biennale de Vallauris en 1981, et la médaille de bronze de la ville de Paris pour ses sculptures céramiques en 2005,

Elle s’est éteinte en 2019.

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Laurence Blasco Mauriaucourt

Laurence Blasco Mauriaucourt, céramiste à la Borne

Née en 1966, Laurence découvre la céramique à 14 ans, mais c’est bien plus tard qu’elle y reviendra après une carrière bien remplie de journaliste et d’auteure de théâtre.

Laurence apprend le tournage dans des ateliers en région parisienne.

Elle finalise au CNIFOP. Elle arrête le journalisme et s’installe en 2017 à La Borne.

Le pain de terre remplace la plume.

La cuisson au bois chez Astoul bouleverse ses repères. La terre peut traduire ses émotions à travers des gestes impulsifs, intuitifs. La découverte du lâcher-prise accompagne la liberté de l’inconscient. Laurence peut envisager une direction sculpturale, continuer l’exploration des engobes, de l’univers infini de l’émail, miroir du big-bang initial.

Cuisson électrique l’hiver. Aux beaux jours le petit four à bois où s’enchainent les cuissons minéralise les émotions. Mieux que l’Amérique, la fabuleuse découverte de la terre aux creux de la main, de la poterie et de son monde si humain. 

Portrait écrit par Bernard David potier à la Borne

Cuisson éléctrique ou au bois, elle travaille le grès à haute température, les décors à base de terre et de superposition d'émaux. Ses pièces peuvent être regroupées en familles : les gens de la lune, les bolhommes, les bascules...

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