Machiko Hagiwara

Je ne mentionnerai qu’une seule particularité des céramiques de Machiko : la relation qu’elle tisse avec la nature.
Elle dit : « L’homme n’est qu’une partie de la nature, celui-ci doit vivre en osmose avec elle ».

La création de Machiko est intimement empreinte des arts primitifs et traditionnels japonais. De facto, les représentations naturelles dans son art ne sont pas de simples motifs décoratifs, comme nous le faisons en occident*, mais toujours associées à une codification du beau. Ce lien primesautier manifesté par la sobriété, la simplicité et la modestie des matières premières utilisées, dévoile la quête de la grâce et de l’harmonie.

Machiko équilibre son travail sur les deux principes que l’on retrouve dans le concept esthétique de wabi-sabi, prônant le retour à une simplicité, une sobriété paisible pouvant influencer positivement l’existence, où l’on peut reconnaître et ressentir la beauté des choses imparfaites, modestes.

Les effets de matières, glaçures, craquelages, rugosités, asymétries et irrégularités de ses œuvres expriment la singularité ingénue, l’union délicate de la technique et de l’art.

Une conception de la beauté pure mue par l’agrégation de l’homme et de son environnement, reflet d’une cohérence intérieure.

         Texte de Lucien Petit – décembre 2016

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